Dictionnaire tendance avec tous les mots qui forgent la puissance de nos médias et l'impuissance de nos politiciens. Pour se défendre des idées reçues et du politiquement correct.
Par Nick LEPAF

L'Association française « Journalisme & Audimat » communique :
« Le premier cas de décès dû au virus H1N1 remonte au 13 avril 2009 au Mexique. Depuis, les journalistes consciencieux ont fait quotidiennement leur Une sur la grippe mexicaine.
Nous avons gavé nos concitoyens d'informations sur les cas possibles, probables, avérés, sur les risques et précautions à prendre, l'évolution de la contagion dans le monde, les pays à ne pas visiter...
Lorsque l'OMS a promu la grippe en classe 5, nous avons redoublé d'efforts pour porter l'anxiété et l'angoisse à la hauteur de l'événement. Aujourd'hui, les français sont prêts pour la catastrophe.
Et que nous apprend l'OMS ? Que seulement 787 cas confirmés de grippe A(H1N1) ont été recensés dans le monde, 19 pays touchés et 20 décès (oui 20 !) dont 19 au Mexique et 1 aux Etats-Unis. Pire, des rumeurs circulent faisant état d'un recul de la pandémie dans le monde.
En France, deux ou trois cas au plus seraient apparus et aucun mort, pas un seul masque sur les Champs-Elysées, pas de camps de confinement de malades.
Faut-il rappeler que la grippe ordinaire tue bon an, mal an, 6.000 personnes, rien qu'en France ? Les journalistes professionnels, ne voulant pas se rendre ridicules, lancent un avertissement solennel à l'OMS.
Si le scénario catastrophe annoncé est annulé, si le pire ne se produit pas dans les jours qui viennent, nous cesserons de parler de la grippe mexicaine, quelque soit le nom qu'on lui donne, et nous reviendrons aux préoccupations traditionnelles des français comme la crise, le chômage et le pouvoir d'achat. Nous ne pouvons laisser les courbes d'audience s'effondrer chaque jour davantage. »
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