Dictionnaire tendance avec tous les mots qui forgent la puissance de nos médias et l'impuissance de nos politiciens. Pour se défendre des idées reçues et du politiquement correct.
Par Nick LEPAF
Londres. 8 heures. Les londoniens ont arrosé toute la nuit leur victoire sur Paris pour l’organisation des JO de 2012, décidée la veille par le CIO. Les derniers fêtards rentrent chez eux en métro. 8 heures 50. Une autre organisation veille. Trois bombes explosent dans le métro. 9 heures 47. Une quatrième bombe dévaste un bus. Bilan : 56 morts et 700 blessés, le monde est sous le choc, les télégrammes de condoléances indignées s’entassent sur le bureau de Tony Blair. Comme d’habitude, c’est la course de vitesse pour être le premier à condamner cet attentat barbare. Tout rapprochement entre ces attentats et l’Irak ne serait que pure coïncidence, déclare le ministre de l’intérieur de sa gracieuse majesté. Pas loin de là, les dirigeants des pays les plus riches du monde, réunis dans les salons du G8 en Écosse, décident d’augmenter de 50 milliards de dollars par an jusqu’en 2010 l’aide publique aux pays pauvres. Décision barbare qui n’est pas à la hauteur de l’hécatombe qui frappe ces pays. Bénis soient-ils, ils sauvent 5 millions d’enfants de la mort disent les optimistes bien nourris. Ils en condamnent à mort 50 millions d’autres qui ne seront pas sauvés, protestent les hommes qui ne sont pas les plus riches du monde. Loin de là, en Irak, on fait les comptes : près de 25 000 civils sont morts dans les deux ans qui ont suivi l’invasion de leurs pays. En moyenne 34 morts violentes par jour, la routine. Des experts américains et irakiens estiment que 655 000 décès sont directement imputables à l’invasion américano-britannique, depuis mars 2003. Personne ne sait plus très bien où on en est. Même pas Bush. Et la vie continue.
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