Dictionnaire tendance avec tous les mots qui forgent la puissance de nos médias et l'impuissance de nos politiciens. Pour se défendre des idées reçues et du politiquement correct.
Par Nick LEPAF
Un des métiers difficiles où le critère numéro un de sélection des impétrants devrait être l’absence totale de bêtise. Comme pour tous les métiers à uniforme représentant l’autorité. Car si en plus, celui qui vous fait descendre du véhicule, souffler dans un ballon, et autres exercices, est con, alors ça devient insupportable. Et je ne parle pas des cas où ça bascule dans l’horreur dans les commissariats des quartiers chauds où le « tu » remplace le « vous ». Tu la boucles ! Pendant leurs virées nocturnes, les policiers des banlieues sensibles sont régulièrement pris à parti, insultés, caillassés, guet-apensés, traquenardés, tabassés. Au matin, ils rentrent chez eux, harassés, pour entendre leur femme hurler : te voilà fainéant, et où as-tu encore passé la nuit ? Selon la direction générale de la police, 5 641 policiers ont été blessés au cours du premier semestre 2006 (+ 8,73% par rapport à 2005) dont 2 458 en mission et 3 183 hors intervention. Les experts s’attendent à une année exceptionnelle. D’après une étude de l’Institut FLOP, les principales causes de blessure sont : l’honneur (32% des policiers blessés dans leur honneur), la fracture sociale (21%), le doigt dans l’œil (14%), les bras cassés (13%), la compression des testicules (12%) et diverses autres blessures (8%) ayant justifié une ITT de plus de huit jours (écartèlement, décapitation, électrocution, viol en réunion…). Le nombre d’interpellations d’auteurs de violence est passé depuis 1988 de 15 000 à 25 000. Le ministère de l’intérieur note que cette forte croissance des activités témoigne de la bonne santé du secteur. L'entrée en bourse de la police et de la gendarmerie n’est pas d’actualité, a cependant précisé le ministre. Peut-on rire de tout ? Oui, mais cela n’empêche pas d’avoir de la compassion pour ceux qui souffrent et parmi eux, les policiers. Car ce flic, ce pourrait être moi, mon fils ou ce jeune des banlieues.
Citation.
Je suis le mal aimé,
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer,
Mais ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi.
Si les apparences sont quelquefois contre moi,
Je ne suis pas ce que l’on croit.
Contre l'aventure de chaque jour,
J'échangerais demain la joie d'un seul amour.
(Balade du policier. Le mal aimé : paroles d’Eddy Marnay sur une musique de Terry Dempsey, 1974).
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