Dictionnaire tendance avec tous les mots qui forgent la puissance de nos médias et l'impuissance de nos politiciens. Pour se défendre des idées reçues et du politiquement correct.
Par Nick LEPAF
Accident, quelle qu'en soit la cause, survenu au cours du travail ou pendant le trajet vers son lieu de travail. En 2000 en France, sur environ 17 millions de salariés, on compte 701.175 accidents (hors trajets) avec arrêt de travail supérieur à vingt-quatre heures, dont 48.096 accidents graves (invalidité permanente) et 730 décès. Les secteurs les plus sinistrés sont le bâtiment et travaux publics (191 décès et 10.067 invalidités permanentes), transports, eau-gaz-électicité, livre et communication (162 décès et 6.205 invalidités permanentes), métallurgie (72 décès et 6.987 invalidités permanentes),...
Et nos médiaticiens martyres ? 71 journalistes tués dans le monde en 2004 (dans le monde !) dont 23 en Irak, aucun français je crois. Les policiers ? 21 morts sur trois ans (2002 à 2004 !). Les sapeurs pompiers ? 58 morts sur trois ans (2001 à 2003). Les conducteurs de bus et métros ? Ils n'apparaissent pas dans les statistiques.
Il faut reconnaître qu'un journaliste brandissant l'étendard de la liberté de la presse, un chauffeur de bus agressé entraînant la grève de tous les transports en commun d'une ville, l'hommage national rendu à un policier tué, ça a une autre gueule qu'un ouvrier peintre qui tombe de son échafaudage ou un opérateur happé par sa machine. C'est ça le totalitarisme médiatique nombriliste. Avec l'aimable complicité des politiciens.
Contraire. Accident de la vie courante (comme si la vie au travail ne courrait pas !).
Citations. Pourquoi ne s'intéresse-t-on pas autant à la violence laborieuse qu'à la violence routière ? Punir les excès de cadence (indignation du patronat), contrôler le taux d'alcoolémie au poste (indignation des syndicats), retirer des points du permis de travail (humiliation des immigrés en règle), non, ça va pas être possible.
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